bibliste et membre de l'Église Unie Saint-Jean de Montréal

La rampe d’accès, la voilà, elle se dresse fière devant moi, elle me permet d’entrer au restaurant. La déclaration « d’inclusion de l’Église Unie du Canada » ne ressemble-t-elle pas à cette rampe d’accès permettant aux exclus d’entrer librement dans l’Église ?
Ceux et celles d’orientations sexuelles différentes peuvent alors être des participants à part entière dans l’Église. Nous sommes heureux de partager notre foi avec eux, mais que dire des handicapés physiques, des individus souffrants d’une maladie chronique, des malvoyants, des sourds et de tous ceux qui ne peuvent être là à cause de leur santé.

On fait tout un tapage pour l’inclusion des individus ayant des orientations sexuelles différentes, certes c’est justifié, et je suis du nombre de ceux qui font le « tapage » ! Nous avons tendance à mépriser la maladie et les malades. Le souffrant se culpabilise, honteux, il se cache comme un exclu. Prendra-t-il la rampe d’accès qu’on lui propose ? Vous pouvez en construire une physiquement dans votre paroisse et cela sera bienvenue, mais une autre doit être édifiée, vraie, disponible et spirituelle.
Arrêtons donc, de dorer notre blason ecclésial et religieux avec de jolies rampes d’accès pour soulager nos consciences. Progressons dans notre accueil fraternel et spirituel, en produisant des actions concrètes envers ceux et celles qui vivent des handicaps de tout ordre. Rassurons-les avec des actions de réception et d’espoir. Créons des lieux de repos, de soulagement, de paix et pas seulement des rampes d’accès qui font briller l’Église Unie du Canada !
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