D'ici quelques heures débutera mon second pèlerinage sur le chemin de Compostelle. Mais cette fois je serai accompagné sur la route d'un templier.

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Commentaires
Simon le Zélote
J'avais dévoré le récit du
Affiché le sam 03/09/2011 - 12:55
J'avais dévoré le récit du premier pèlerinage.
Au plaisir de vous relire !
unPèlerin
Un nouveau départ pour
Affiché le mar 06/09/2011 - 09:38
unPèlerin
5 septembre 2011 - Une
Affiché le mar 06/09/2011 - 12:48
5 septembre 2011 - Une première journée en touriste
Au lendemain de notre arrivée à Toulouse, nous avons dû composer avec des retards de bagages de nos transporteurs. Pour ma Dame et moi, nos bagages sont arrivés avec deux heures de retards à notre arrivée à Toulouse mais ceux du templier ne furent livrés que le lendemain matin. Donc, une journée de tourisme à Toulouse pour tout le monde. Comme d'habitude, un petit malheur pour un grand plaisir, soit celui de visiter la belle ville de Toulouse et de manger à deux reprises le fameux cassoulet toulousain.
Pour notre visite, nous nous sommes rendus évidemment à la Cathédrale de St-Sernin, toujours magnifique mais aussi, nous sous sommes rendus au Couvent des Jacobins et de sa magnifique église où se trouvent les reliques de St-Thomas d'Aquin. Ce fut l'occasion de découvrir sur plusieurs colonnades, la fameuse croix des templiers.
Quant à moi, j'ai passé une bonne partie de la journée à visiter les magasins de vente de cellulaires car mon iPhone 4 "québécois" ne pouvait être débloqué pour l'Europe. Oublions l'achat de forfaits pour la France et l'Espagne hors de prix, c'est donc partie remise pour l'achat d'un portable en Espagne où presque toute la totalité de notre voyage se déroulera.
Perplexe
Android serait peut-être
Affiché le mar 06/09/2011 - 13:56
Android serait peut-être davantage ce que vous cherchez, non?
unVeilleur
Tout un parcours! Je vous
Affiché le mar 06/09/2011 - 19:13
Tout un parcours! Je vous souhaite, ainsi qu'aux personnes qui vous accompagnent, une clarté nouvelle sur votre vie et sur ce qui importe vraiment,et l'énergie pour poursuivre sur ce chemin une fois de retour. Bien qu'utile, attention de ne pas vous laissez parasiter par la technologie.
robert
Merçi de votre attention à
Affiché le ven 09/09/2011 - 10:47
Merçi de votre attention à mon blogue. Il devrait y avoir de bons moments à partager!
Le pèlerin
unPèlerin
Départ pour
Affiché le ven 09/09/2011 - 11:30
unPèlerin
Roncesvalles... le difficile
Affiché le ven 09/09/2011 - 17:37
Roncesvalles... le difficile périple - 7 septembre 2011
Très tôt au matin de notre journée, le cadran a sonné nous nous levons vers 6h. Pas facile pour le templier et la Dame qui n’ont pas vécu la vie de pèlerin précédemment; mais le chevalier a très hâte d'entreprendre la marche sur le chemin... ce fameux chemin.
Le templier porte son sac à dos malgré mon avis contraire : il veut s'affranchir comme templier, je le comprend, c'est tout à son honneur. Au petit déjeuner, nous rencontrons déjà des pèlerins que nous recroiserons plus tard. Il y a Tina du Danemark, une fort jolie infirmière de 30 ans en vacances... et Myriam, de Médecins sans frontières, proche la quarantaine, qui revient d'Haïti après y avoir passé plus d'une année depuis le grand tremblement de terre, et ensuite le choléra. Myriam en a bavé... elle était au point de rupture à cause de la fatigue, donc proche du burn-out de son aveu même. Tina et Myriam sont très sympathiques et des liens d'amitié se tissent rapidement. Le templier a évidemment un intérêt plus marqué pour Tina! C'est bien ainsi.
Notre marche débute en montée abrupte comme il se doit. Le templier et moi avalons les mètres et les kilomètres en suant à grosses gouttes. Je trouve mon fils valeureux et courageux avec son gros sac à dos. Il se débrouille très bien dans les circonstances. Rendu au refuge d'Orisson, nous commandons sandwich, café, et jus d'orange que nous dévorons il va sans dire. Nos forces ont besoin d'être revitalisées sinon nous tomberons! Tina est présente et je lui offre de marcher avec nous ce qu’elle accepte avec joie. Je suis content pour notre templier…
Puis la marche se poursuit jusqu'au site de la vierge d'Orisson ou Biakorri... Nous prenons une pose photos tout en admirant le paysage grandiose... on touche presque au ciel! Que de beautés pastorales! Il fait beau et nous voyons tout au loin... C'est magnifique... Je suis heureux d'être ici avec mon fils et ma Dame qui nous suit à distance. Merci mon Dieu pour toutes ces beautés que tu nous offres si généreusement mais après tant d'efforts déployés!
Nous continuons notre route non sans peine. Il fait chaud... mais nous sommes heureux. Nous marchons ensemble et notre pas est bon. Nous nous arrêtons à la fontaine de Rolland et il y a une foule de pèlerins.
Nous échangeons avec les autres pèlerins de toutes nationalités et nous prenons plaisir à le faire. Mais, mon Dieu, qu'il y a du monde sur le camino! Trop de monde! Une vraie autoroute et moi et le templier nous n'aimons pas trop cet achalandage inutile. Cela brise notre silence avec l'intimité des lieux. Je suis une vraie tortue sur le chemin. J'arrête souvent pour me reposer et boire de l'eau. Nous manquons de protéines car nos forces s’estompent progressivement.
Finalement Roncesvalles! Il y a une foule dans le nouveau collège aménagé pour les pèlerins. Le templier ne veut rien savoir de l'endroit et nous quittons pour Burgete où nous attend la Dame dans une casa rurale que j'ai réservée. Nous sommes donc quitte pour marcher 3 kilomètres additionnels sur les 27 déjà marchés si durement. 30 kilomètres pour une journée! Pas si mal pour une première journée de marche mais nous sommes exténués. Le templier a même baptisé sa première marche: Roncesvalles… Ouch! Ouch!
unPèlerin
Le calvaire de Zubiri - 8
Affiché le ven 09/09/2011 - 19:02
Le calvaire de Zubiri - 8 septembre 2011
Selon mon expérience du camino, marcher les 20 petits kilomètres nous séparant de Burgete jusqu'à Zubiri devait être a walk in the park! Selon mon estimation, le dénivelé du trajet ne devait pas poser de problèmes. J'ai donc décidé de porter mon sac à dos de 14 kilos environ (!) avec l'eau et les provisions. Rapidement, j'ai déchanté…
Dans les faits divers dignes de mention, à la sortie de Burgete, nous apercevons deux pèlerins avec une vache en train de mettre bas dans un champs et subitement, le vétérinaire est arrivé en courant avec ses cordes pour faire sortir le veau naissant. C'est un moment où évidemment tous les pèlerins arrêtèrent pour contempler la scène pittoresque...
Nous poursuivons notre route et rapidement, mes forces m'abandonnent. Je n'ai pas bien déjeuner et pour tout dire, presque pas grand chose. Erreur monumentale que je vais regretter toute la journée. Comme la vache dans le champs, j'ai vêlé! Mort de fatigue, j'ai avancé avec grandes peines. J'ai dû faire 50 arrêts! Un peu plus tard dans la journée, nous nous sommes arrêtés dans un café-bar pour dîner et refaire nos forces. Ce fut salutaire mais passager.
La route pour se rendre à Zubiri est en pente continuelle. Monte-descend tout le temps!! La chaleur est suffocante. Je pense que je vais défaillir à répétition. À chacun de mes arrêts, je fais des plaisanteries avec d'autres pèlerins qui me dépassent. Êtes-vous docteur? Infirmière? que je leur demande car j'ai vraiment peur même si je tente de plaisanter.
À certains moments, je pense arrêter et prendre un taxi. Mais non, je ne laisserai pas mon templier marcher seul et je tente de le suivre tant bien que mal. Il m'attend souvent et j'apprécie sa patience. Comment vais-je faire pour me rendre? Je suis inquiet mais je persiste et continue malgré toute ma fatigue. À un moment donné, en tentant de me relever, une pèlerine française a même lâché en blaguant: "avez-vous besoin d'une grue?" Ce fut le moment le plus drôle de la journée.
Puis Zubiri nous est apparue! Alléluia!! Merci Seigneur de mettre fin à mon supplice! St-Jacques ne me fais plus cela!! Cela fait au moins 5 kilomètres en descente abrupte que nous faisons et c'est une oeuvre de patience et de persistance ultime que de franchir les derniers kilomètres. Le templier aussi est heureux d'arriver et il est exténué mais moins qu'hier. Le gîte est juste à la sortie du chemin en entrant dans la ville. Alléluia encore et encore!! Je suis rendu finalement à destination pour mon plus grand salut. St-Jacques! De grâce, aide-moi mieux demain!
Prochaine destination: Pamplona.
unPèlerin
Pamplona - 9 septembre
Affiché le ven 09/09/2011 - 19:16
Pamplona - 9 septembre 2011
Bon voilà ce qui devait arriver est arrivé. Après avoir abusé de la marche hier, mes genoux me le font payer aujourd'hui. Enflures et raideurs comme résultats. Je dois donc prendre du repos et un anti-inflammatoire. Et finalement faire porter mon sac comme pour mon dernier camino en 2009. Sac trop lourd... pour mon âge, sans doute, malgré toute ma bonne volonté. Donc, autobus jusqu'à Pamplona.
De toute façon, la journée devait être prise pour acheter des cellulaires et régler mes problèmes d'Internet pour mon iPad2. Tout est réglé maintenant! Un petit conseil, les iPhone 4 non débloqués ne sont d'aucune utilité en Europe. Vous êtes pris avec des tarifs de fou! Achetez-vous donc des cellulaires du pays pour avoir les meilleurs tarifs. Ou faites affaires avec une compagnie nommée Brightroam qui offrent des cells à de très bons tarifs.
Il fait toujours très beau et chaud en ce temps-ci de l'année. On est chanceux! Le templier a fait une très bonne route semble-t-il avec Tina. Il a beaucoup apprécié la route et sa compagne. Tant mieux!
Pour la Dame, tout va bien aussi malgré l'adaptation à la vie de pèlerins.
Demain, Puente la Reina.
unPèlerin
Puenta la Reina - 10
Affiché le sam 10/09/2011 - 14:36
Puenta la Reina - 10 septembre 2011
Nous avons quitté Pamplona avec des regrets. En effet, hier soir, nous avons vécu leur vendredi soir sur la Plaza de Castillo et il y avait foule. Une belle foule où jeunes et moins jeunes s'étaient rassemblés pour célébrer le début de la fin de semaine dans le plus pur esprit des espagnols.
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Quant à nous, nous nous sommes réunis à cet endroit et nous avons trouvé une terrasse avec des amis d'Irlande qui font aussi le camino. Nous avons donc célébré à la manière espagnole et il y avait de l'ambiance!! Et du beau monde aussi... enfin, pardonnez-moi cet écart de l'esprit du camino!
Nous sommes donc partis vers 7h ce matin. Je connaissais bien encore le tracé puisque je l'avais emprunté en 2009. Un petit air de déjà vu donc. Mais quand même, je ne regrette pas une seconde de remarcher le même chemin en direction de Puente la Reina. C'est un chemin qui se fait bien malgré une ascension vers l'alto del perdon où se trouve la fameuse statue de métal représentant une suite de pèlerins en direction de Santiago.
Toujours impressionnant une fois rendue en haut de la montagne mais combien de monde encore! Vraiment, il y en a trop!
Comme j'ai marché seul, le templier m'a rejoint avec Tina sur l'alto del perdon et nous avons pris des photos pour l'occasion. Puis j'ai quitté. Le templier quant à lui est resté et a même vu deux grosses BMW remplies de pèlerines espagnoles fortunées que nous avions croisées sur le chemin en direction de Zubiri. Il leur a lancé le mot qui tue : « cheaters »! Certaines se sont adressées à lui afin de se justifier et lui dire qu'elles étaient à la fin de leur camino. D'où leur justification de se rendre à cet endroit en gros carosses allemands! Très impressionnant!
Il a fait très chaud encore une fois aujourd'hui mais la marche fut tout de même agréable. Seule ombre au tableau, notre templier a encore une fois manqué la messe en espagnole. Frustrant! Je le rassure en lui disant qu'il ne manque pas d'église sur le camino et qu'il aura de nouvelles chances à profusion.
Nous avons atteint notre gîte situé dans un hôtel, soit l'albergue Jaküe. Très bien comme installations mais un peu trop tôt avant l'entrée dans la ville. Je n'ai pas le goût de me rendre dans le centre de la ville car je suis trop fatigué bien que ma journée de marche se soit bien déroulée. Je n'ai pas fait de grandes rencontres, quelques nouveaux pèlerins m'ont salué et j'ai évidemment répondu.
Quant à ma Dame, elle a pris son autobus de Pamplona jusqu'à Puente la Reina non sans peine. Rendue à destination, aucun taxi n'était disponible pour la reconduire au gîte malgré son handicap. Il y a quand même un peu moins d'un kilomètre pour se rendre au gîte à partir de la station d'autobus. Mais où était donc la serviabilité accoutumée des espagnols? J'étais en furie à mon arrivée et la jeune fille qui m'a accueilli à l'auberge l'a bien entendu. Malgré cet évènement fâcheux et inexplicable, ma Dame n'a pas renoncé à nous suivre. Voilà pour le courage mais quelle déception pour elle et moi aussi tenant compte de son handicap, de ne pas avoir obtenu un peu d'aide pour la véhiculer.
À ce temps-ci de l'année, il fait noir assez tôt. J'en suis quitte pour me coucher après le souper... bonne nuit et à demain! Direction Estella.
unPèlerin
Estella - 11 septembre
Affiché le lun 12/09/2011 - 14:49
Estella - 11 septembre 2011
La route en direction de Estella n'a pas posé de grands problèmes.
La Dame a pris son bus et a trouvé l'auberge ANFAS sans problème.Cette auberge est tenue par une association qui vient en aide à des handicapés mentaux. Lors de mon dernier voyage en 2009, j'avais beaucoup apprécié la réception très chaleureuse du gîte et c'est la raison pour laquelle j'ai décidé d'y retourner. De fait, j'ai tellement vanté l'endroit que plusieurs pèlerins s'y sont retrouvés et m'ont confirmé le très bel accueil qu'ils ont reçue.
En soirée, le templier et moi sommes allés à la messe de l'endroit, évidemment en espagnole. La Dame quant à elle était allée à la messe en arrivant à Estella. Bon pour elle puisqu’elle avait beaucoup de temps avant notre arrivée. Elle a apprécié.
Tranquillement, la routine s'installe. Ma Dame semble mieux s'acclimater. L'achat de nos cellulaires la rassure car elle est en mesure de me contacter en tout temps. Quant au templier, tout baigne et il semble s'amuser de plus en plus sur le chemin même si, parfois, il a très chaud. D'ailleurs, il a eu ses coups de soleil aux jambes et aux bras. Depuis, il porte pantalons longs et chemise longue aussi. Bref, la transformation s'opère! Il fera un bon camino... en pèlerin!
unPèlerin
Los Arcos -12 septembre
Affiché le lun 12/09/2011 - 14:57
Los Arcos -12 septembre 2011
Nous nous sommes levés vers 5h30 ce matin. Il y avait beaucoup d'activités dans le gîte comme à l'habitude. Le paquetage des bagages s'est fait aussi comme à l'habitude, c'est-à-dire à tâtons dans la noirceur... pas trop réveillé.
Nous avons quitté vers 7h et nous nous sommes trouvé une panaderia (petite boulangerie) où nous avons bu un grand jus d'orange frais pressé et une pâtisserie. Ensuite ce fut la route vers Irache où nous avons bu un peu de vin de la fontaine du vignoble de l'endroit qui en offre à profusion. Il était un peu tôt pour boire du vin mais ce fut une halte typique à ne pas manquer.
Puis la route de nouveau et la chaleur suffocante bien sûr. Mais nous nous sommes rendus sans problème à la casa Fuente de Austria où l'atmosphère est très bien. J’ai même pris un bain de pied salutaire à l'eau froide. Mes pieds ont apprécié. Un peu de repos et demain, on se paie la traite... 28 kilomètres vers Logrono. Ce sera dur, long et on annonce très chaud.
unPèlerin
Logroño - 13 septembre
Affiché le mar 13/09/2011 - 13:55
Logroño - 13 septembre 2011
Le templier s'est levé à 5h ce matin pour entreprendre la route vers Logroño, avec Tina. Je n'ai pas suivi, mais ils m'ont réveillé quand même. J'ai donc entrepris ma marche vers 6h30 du matin en compagnie de Louise R, une pèlerine de Laval. Elle est âgée d'environ 65 ans mais elle est encore très énergique. Il faisait noir quand nous avons quitté le gîte et nous avons donc marché sous les étoiles et la pleine lune pour une bonne heure. C'était très inspirant!!
À mi-chemin avant de se rendre au village de Sansol, soit environ 5 kilomètres du départ, j'ai ressenti de vives douleurs à la jonction de mon gros orteil du pied gauche. Métatarsalgie à l'orteil du pied gauche lors de la flexion. Très douloureux. Je me suis rendu jusqu'au village de Sansol tant bien que mal, mais plus en mal dans les faits. À titre de prévention, j'ai décidé de prendre le bus jusqu'à Logroño afin d'accorder un peu de repos à mon pied gauche. D'ailleurs, ce type de blessure est causé en grande partie par du surmenage et aussi par la présence d'arthrose dans la jonction de l'orteil. Donc, repos pour aujourd'hui.
Ce fut drôle de retrouver ma Dame dans le même bus, surprise de me voir. Nous avons rigolé sur ma situation.
Le templier est arrivé en fin d'après-midi avec Tina, tous les deux exténués. La marche entre Viana et Logroño n'est pas très longue, environ 10 kilomètres, mais c'est un avant-goût de la meseta, torride et sec.
Le templier nous a raconté qu'ils se sont arrêtés à Viana car il y avait une course de taureaux dans la ville. Ils ont eu l'opportunité de prendre beaucoup de photos de l'évènement.
Fallait pas manquer ça! Cela leur a coûté deux heures de retard mais surtout la perte du rythme de la marche; juste avant d'arriver, c'est encore plus exigeant. Ils ont payé le prix après avec la grande chaleur sur le chemin.
Quant à nous, ce fut l'occasion de faire quelques emplettes. Bref, une petite journée.
unPèlerin
Najera -14 septembre
Affiché le mer 14/09/2011 - 14:35
Najera -14 septembre 2011
Me voici de nouveau à Najera. J'ai la drôle impression de bien connaître ce lieu. De fait, c'est plus qu’une impression car lors de mon dernier camino, en 2009, j'avais passé la fête de la San Juan, le 24 juin, avec les gens de l'endroit. En arrivant dans la vieille ville, j'ai revu la petite rivière qui sépare l'ancienne de la nouvelle ville. Je me souviens très bien que je m'étais couché sur le gazon pour regarder fêter les gens de l'endroit.
Avec ma Dame, j'ai refait le même geste. Quelle belle sensation de liberté et de contact avec la nature.
Encore une autre journée que je n'ai pas marché. Prudence avec mon bobo au pied gauche. Nous avons donc pris le bus et nous sommes arrivés vers 11h ce matin et nous avons facilement trouvé notre auberge "Alberone". Il s'agit d'un nouveau gîte et nous avons une petite chambre avec quatre lits. La Dame apprécie beaucoup mieux cette intimité. Elle déteste les dortoirs de 40 personnes comme celui d'hier soir où il fait chaud et la senteur des humains est, disons, présente... je suis poli! Et en plus, elle a un rhume de cerveau. Ah! ce que c'est difficile le camino. Quant à moi, pas de problème et le templier ne se plaint pas trop. Il est d’ailleurs parti, en compagnie de Tina, vers 7h ce matin. Alors que j’écris ces lignes, soit 18h, ils ne sont pas encore arrivés mais cela ne devrait tarder.
Au niveau des rencontres, car le camino est l'endroit parfait pour en faire, nous avons croisé des pèlerines de Calgary et d'Edmonton, et nous avons bien rigolé avec elles. Hier toutefois, une d'elles ne l'a pas trouvé drôle puisqu'elle s'est fait avaler sa carte de crédit par une machine à monnaie à Logroño.
Nous avons également rencontré des pèlerins français qui sont en forfait avec un voyagiste appelé "La Pèlerine". Pour 75 euros par jour, l'hébergement, le transport des bagages, et les 3 repas, sont inclus. C'est une formule intéressante pour qui ne veut pas se casser la tête avec l'intendance nécessaire et quotidienne du pèlerin. De leur aveu, ils trouvent cependant la formule un peu chère.
18h45. Le templier et Tina arrivent. Lui n'est pas si pire mais Tina elle tombe par terre à plat ventre sur le gazon de la terrasse où nous sommes. Elle est au bout du rouleau. La Dame lui sert un jus d'orange pour la remonter. Je prends son mochila jusqu'au gîte. Elle est incapable de manger tellement elle est exténuée et décide de se coucher immédiatement.
Le templier, ma Dame et moi nous nous retrouvons en famille sur la terrasse d'un restaurant pour le souper. Toute une journée... pour le templier et Tina : le camino commence à faire ses effets sur eux.
unPèlerin
Santo Domingo de la Calzada
Affiché le ven 16/09/2011 - 10:04
Santo Domingo de la Calzada -15 septembre 2011
Nous voici rendus à une étape importante du camino : Santo Domingo de la Calzada. Étape importante à cause de la richesse historique que contient son église et aussi par la légende du coq et de la poule, dont des spécimens se trouvent justement dans la cathédrale.
Tout est magnifique dans cette cathédrale : retables, autels, fresques et statues, tout fait référence au camino. Il ne faut rien manquer!
Nous avons logé dans un hostel de type hospederia tenue par des religieuses cisterciennes. Le nom précis est Abadia Cisterciense de la Asúcion Albergue et Hospederia. C'est un peu plus haut de gamme que les auberges de pèlerins conventionnels et on peut bénéficier d'une salle de bain complète, ce qui est évidemment très apprécié. (79 euros pour 3 personnes) Cet hostel deux étoiles nous permet toutefois de bénéficier d'une atmosphère plus spirituelle.
Nous avons d’ailleurs assisté aux vêpres des religieuses ainsi qu'à la messe vers 19h. Nous avons été unanimes pour reconnaître l'inégalité de la qualité des chants des religieuses entre elles... certaines voix pouvaient se comparer allègrement aux chants des chèvres!
Par la suite, menu de perigrino comme à l'habitude lequel a battu des records de qualité en comparaison aux autres endroits jusqu'à maintenant. Puis ce furent les accolades de départ puisque nous ne reverrons plus Tina. En effet, Tina va suivre son camino jusqu'au bout, alors que nous devons nous rendre à Burgos puis Leon afin de rejoindre deux autres pèlerins de Joliette, Alain et Lynda, qui se joindront à nous. La chronique devrait s'enrichir d'anecdotes cocasses!!
Je dois dire que le templier a une très grande tentation de faire tout le camino maintenant. Je pense qu'il est atteint par le virus du camino comme tant d'autres. On verra bien demain matin ce qui arrivera.
De retour à l'hostel, préparations pour le dodo et finalisation des préparatifs pour la journée de demain. Il est presque 10h. On éteint les feux.
unPèlerin
Burgos - 16 septembre
Affiché le sam 17/09/2011 - 09:46
Burgos - 16 septembre 2011
Levée des corps vers 6h15. Il fait noir, c’est encore en pleine nuit. Le templier a décidé de tout faire le camino. Grand bien pour lui! Il remplit son sac à dos et quitte immédiatement car le petit déjeuner ne sera servi que vers 7h30. Il est encore trop tôt alors ma Dame attendons donc un peu avant de nous rendre à la cafétéria.
7h35, déjeuner plutôt frugal : à peine un peu de pain, du beurre, de la confitures d'apricot et un café pas buvable, le tout pour 5 euros pour deux personnes. Nous attendons notre autobus quand soudainement, le templier nous appelle et nous informe qu'il s'est trompé de route et s'est retrouvé tout seul dans un champs désert. Il doit revenir sur ses pas et il a perdu contact avec son monde et, de fait, une heure de route en plus! Et aussi changement de cap, le templier souhaite maintenant se joindre à nous comme prévu initialement : il réalise qu'il aurait eu un horaire trop chargé pour faire son camino au complet et n'aurait pas eu le temps de visiter Madrid. C'est sa constatation. On va l'accueillir quand même notre petit!
S'en est suivi toute la logistique des autobus pour que le templier puisse nous rejoindre à Burgos. Maintenant, c'est réglé. Avec un peu de retard, il vient nous rejoindre à notre hôtel... pas très pèlerin pour le moment. À son arrivée, il s'est exclamé que Santo Domingo devait être en arrière pour avoir changé sa décision... après qu'il se soit retrouvé seul dans un champs, loin de son chemin.Et finalement, le templier réalise un de ses rêves: manger des churros avec du chocolat liquide en tasse. Un délice!
Dans l'après-midi, nous avons visité la très belle cathédrale de Burgos, un joyau exceptionnel.
unPèlerin
Leon -17 septembre
Affiché le dim 18/09/2011 - 17:52
Leon -17 septembre 2011
Tel que prévu à l'itinéraire de notre voyage nous rejoignons nos amis de Joliette à Leon. Donc, point de marche sur la meseta pour cette fois-ci. Le templier est déçu mais on ne pourra pas faire tout le camino pour ce voyage.
Nous avons pris le train pour Leon vers 12 heures 15. Notre train est spacieux et moderne tout comme la gare de Burgos.
Je suis impressionné. Le trajet ne durera pas plus de deux heures. À l'intérieur du train, on nous donne des écouteurs comme dans un avion pour écouter de la musique et un film américain que je n'écouterai pas. Je dis à la blague : " C'est un Bombardier" comme dans l'annonce. Peut-être que s'en est un après tout!
Et nous voilà arrivé à Leon et rapidement à l'Hôtel Reina. Ce n'est pas le luxe de la veille à Burgos. Toute la nuit, on entend les fêtards du samedi soir. Ma Dame n'est pas très contente de l'hôtel mais pour le prix... faut se contenter de ce que l'on a.
Nous avons visité l'église de San Isodoro
et la cathédrale, toujours très belle, particulièrement à cause de ses vitraux.
Nous nous sommes rendus également à l'hostel San Marcos afin de visiter son magnifique musée, qui était fermé. Dommage!
Enfin, nous avons retrouvé nous amis de Joliette, Alain et Lynda, avec qui nous avons bien rigolé pour le reste de la soirée dans un bon restaurant où nous avons célébré nos retrouvailles. Malheureusement, le repas fut servi vers 21 heures, ce que j'ai trouvé évidemment trop tard. Je n'aime pas me coucher en digérant. Mais les espagnols, eux, n'ont pas l'air de trop s'en plaindre. La qualité du repas mérite d'être soulignée toutefois... et la cuenta aussi!
Fait digne de mention également, nous avons dû croiser au moins quatre mariages dans la vieille ville. Les mariés étaient beaux à voir et la foule présente n'a pas manqué de les admirer. De retour à l'hôtel, préparatifs pour le lendemain. La nuit fut mouvementée par les cris des fêtards comme je l'ai mentionné tantôt. Une nuit à oublier c’est sûr.
unPèlerin
Hospital de Orbigo -18
Affiché le mar 20/09/2011 - 14:33
Hospital de Orbigo -18 septembre 2011
Il est 6 heures du matin lorsque le templier se lève et se prépare pour son camino du jour.
Je ne marcherai pas aujourd’hui car je ressens encore de l'inflammation dans les genoux surtout au genou droit. Alain m'a apporté des Tylenol arthritiques du Canada et j'en prends donc deux tout de suite en me levant. L'effet ne devrait pas prendre grand temps avant de se faire sentir. J'apprends que Lynda ne marchera pas aussi. Nous serons donc trois à prendre le bus en direction de Hospital de Orbigo et son fameux pont médiéval.
Il ne faut pas plus que 45 minutes pour nous rendre à la ville. M'orientant par le pont que je vois au loin, je sais où se trouve le gîte Albergue San Miguel que j'avais tant apprécié lors de mon dernier voyage. Nous sommes les premiers à y pénétrer vers 11 heures 30. Nous pouvons donc prendre notre temps, manger, se laver et faire la lessive. Puis, nos marcheurs arrivent. Alain en premier vers 16h30 après une marche de 36 kilomètres. Toute une étape!! Il nous indique que le templier en arrache avec ses nouvelles bottes "non cassées", une erreur à ne jamais faire; notre templier n'avait toutefois pas le choix de faire car ses anciennes bottes avaient perdu une partie de leurs semelles, un risque réel de blessures au pied. Il fallait donc en acheter des nouvelles.
Je décide donc d'aller à la rencontre du templier sur l'autre rive du pont et de l'attendre là. Quelques minutes plus tard, il se pointe. Il marche d 'un pas assez rapide mais s'exclame : "Ça vas-tu finir? Maudit que c'est long!" Je l'encourage du mieux que je le peux et prends quelques photos du templier sur le pont. Enfin, il n'est pas malheureux d'arriver au gîte où le reste du groupe l'attend. Et une bonne douche aussi qui lui sera certainement salutaire!
L'albergue San Miguel est très beau tout en n'étant pas cossue. Il y a des peintures sur les murs et il est très bien décoré. L'atmosphère y est bonne, empreinte de calme, de sérénité, et de l'esprit du camino. Les pèlerins sont bien accueillis par les hospitaleros. C'est un gîte privé que je recommande, en plus de ne pas être cher, soit 7 euros pour la nuit par pèlerin.
unPèlerin
Astorga - 19 septembre
Affiché le mar 20/09/2011 - 15:04
Astorga - 19 septembre 2011
Au petit matin, vers 7h30, nous quittons l'albergue San Miguel. Il fait froid, environ 10 degrés celsius. Mais il fera beau encore. Nous sommes chanceux d'avoir une température clémente pour marcher.
Je me souviens très bien de la route à suivre. Le temps paraît moins long lorsque l'on connaît l'itinéraire d'un trajet, et c'est ce qui m'arrive.
Rapidement, nous arrivons au petit village de Santibanez de Valdeiglesias et nous avons le temps de prendre un café avant de repartir.
La route n'est pas très compliquée ni très longue, environ 18 kilomètres.
Sur la route, nous rencontrons une vieille ferme où une pèlerine mi-chinoise et mi-anglaise vend des jus sur une base donativo. Il y a avec elle deux autres pèlerins aux cheveux longs. Ils sont tous dans le début de la vingtaine et ils ont l'air de hippies. La jeune fille est très belle et elle est arrêtée depuis maintenant deux semaines dans ce trou perdu en plein milieu d'un champs. Je prends une manzana et lui paie 50 centimes. Le templier fait de même en prenant un jus avec du miel. Puis nous repartons.
Une heure plus tard, nous sommes rendus en banlieue de Astorga. On y est presque. Alain et Lynda avance à un train « d'enfer » et j'ai peine à les suivre. Ils me disent qu'ils ne sont pas si rapides mais je pense qu'ils font du zèle un peu. Des pèlerins modèles? Ou suis-je, moi qui est lent? Peut-être! Nous arrivons tous ensemble à Astorga et nous nous dirigeons vers notre albergue San Javier située pas loin de la cathédrale.
C'est un gros albergue privé qui se remplit rapidement. Nous nous reposons du mieux que l'on peut et la lessive est confiée à une hospitaleros qui s'en occupera avec gentilesse et dévouement.
Le templier et ma Dame partent faire des courses et visiter la ville. Astorga est réputée pour son chocolat. Le templier est aux anges mais il a mal aux pieds à cause de ses nouvelles bottes. Il recherche des semelles plus coussinées qu'il trouve dans une pharmacia de la ville. Quant à moi, petite sieste et attente de mon sac à dos qui arrivent vers les 16h. Grande joie, je pourrai prendre une douche!
Puis c'est l'attente pour le repas du soir à 20 heures! Un peu tard pour moi. Je prendrai donc des aliments faciles à digérer. Une entrée à base d'oeufs et nouilles et le repas principal qui sera un délicieux pavé de saumon avec des patates bouillies et d'autres légumes. Je prendrai une tranche de melon pour dessert. C'était délicieux. Ma Dame a pris une insalada mixta et le pavé de saumon aussi. Pour le dessert, un tiramisu. Et le vin, bien sûr de la région. Je remarque que les hôtes ne sont pas très accueillants. Sont-ils fatigués des peregrinos? Je pense que oui.
Il est presque 22h. On retourne à l'albergue qui est plein, les 95 places occupées. Nous sommes chanceux d'avoir une chambre sur la vingtaine de disponible. Ma Dame commence un peu à s'accommoder... mais cela ne durera pas bien longtemps.
En passant, Tina est brûlée et a décidé de s'en retourner chez elle au Danemark. Elle n'aime plus l'Espagne... Le templier est déçu pour elle. Alain me dit qu'on devrait se lever plus tard demain et prendre notre temps. Je suis d'accord, et je ne suis pas le seul.
unPèlerin
Rabanal del Camino - 20
Affiché le mar 20/09/2011 - 15:36
Rabanal del Camino - 20 septembre 2011
Je me réveille vers 7h. L'albergue grouille de pèlerins qui se préparent à partir et, à cause de l’âge avancé du bâtiment, on entend les craquements continuels du bois qui le compose. S'en est stressant! Du pareil au même pour le petit déjeuner, c'est la cohue! Il y a trop de monde sur le camino! Je l'ai déjà dit et je le répète encore.
C'est tannant et j'aime de moins en moins. Tout le charme du camino est parti à cause de la foule sur le chemin. On y est jamais seul. J'avais beaucoup plus apprécié mon expérience de 2009.
En quittant l'albergue, nous prenons la route avec Alain et Lynda et le templier. Ma dame devra attendre jusqu'à 13h30 pour prendre le bus.
Rapidement, Alain et Lynda décampent. Moi et B, nous les laissons partir. Nous les perdrons rapidement de vue. Puis un premier village. Le templier entend un air d'opéra venant d'un bar sur le chemin. Il décide d'arrêter et de prendre un café ainsi qu'un petit déjeuner et ainsi d'entendre cette musique qu'il aime tant. Il apprécie cet instant de musique classique qu'il adore. Je le laisse profiter de ce moment et part seul.
Rendu à un peu plus de la moitié du parcours, je rencontre Alain et Lynda qui prennent un café dans un café-bar et je les rejoins. Alors qu’ils repartent je fais connaissance avec deux pèlerines québécoises, Nathalie et Armande ainsi qu'un pèlerin suisse qui les accompagne. Nous échangeons un peu sur les vertus du caminos et je les quitte.
Arrivé à El Ganso, dernier village avant Rabanal del Camino, je rencontre une oncologiste argentine de 32 ans qui fait ses études en doctorat à Barcelone. Elle s'appelle Pamela. Je terminerai mon chemin avec elle. Ce fut une très belle rencontre où elle me pose beaucoup de questions sur le Canada. Je l'informe des vertus et des qualités de notre pays. C'est ma plus belle rencontre sur le camino à date.
Juste avant d'arriver à Rabanal del Camino, environ 2 kilomètres avant le village, je vois Alain et Lynda qui est assise en bordure du chemin et semble fatiguée. Je continue mon chemin. Un peu plus tard, ils m'ont re-dépassé mais je les retrouve presque à l 'entrée du village. Lynda est assise encore une fois et je vois qu'elle semble exténuée. Marchera-t-elle demain? Je me pose la question. Je ne les reverrai plus par la suite car ils iront loger à l'albergue El Pinar qui est bien.
À Rabanal del Camino, nous demeurons dans une petite posada (El Tesin) où nous ne serons que nous trois dans la chambre... dans la quiétude. Plus tard, le templier veut aller aux vêpres à 19h et à 21h, à la bénédiction des pèlerins. Entre les deux, il y aura le souper.
unPèlerin
Ponferrada - 21 septembre
Affiché le ven 23/09/2011 - 07:47
Ponferrada - 21 septembre 2011
De Rabanal del Camino à Ponferrada, nous avions trente-trois kilomètres à marcher dont plusieurs en descente après la fameuse croix de fer sur la montagne, avant la descente.
De fait, nous avons fait un arrêt à la cruze de ferro et nous avons déposé nos roches sur lesquelles sont inscrites des voeux et intentions de prière. Depuis le Canada, nous avons traîné nos roches pour cette occasion rarissime. Un geste de pèlerin avec toute sa signification spéciale à chacun.
Il y a toujours foule sur le chemin. Cela commence à me peser sérieusement. Je m'interroge sur la suite de notre camino. Je sens qu'il y a une course au gîte et je dois réserver à l'avance notre gîte, ce qui n'est pas évident. Je suis très déçu.
Notre journée n'est pas facile. La descente est très difficile et c'est dur pour les jambes. De plus, il y a la chaleur. Je me demande si je n'ai pas fait une erreur de me rendre à Ponferrada mais le templier voulait voir son château. Alors un effort additionnel s'imposait! Et quel effort! Une fois rendu à Molineseca, je savais qu'il nous restait encore 7 kilomètres à faire sous un soleil de plomb. Le templier avait décidé de faire porter son sac aujourd'hui et il ne l'a pas regretté. Il a marché avec une belle italienne de 20 ans, Irène. Ils se sont amusés toute la journée à chanter et à rire de tout et de rien. J'ai essayé de les distancer car j'étais un peu las de les entendre et j'avais chaud. J'avais de la misère à m'endurer. J'avais besoin de toute ma concentration pour finir ma journée de marche.
Les 7 derniers kilomètres furent donc les plus longs et les plus difficiles. Je suis arrivé finalement vers 17h30 exténué. À l' hôtel où nous avons logé, hostal La Encina, la chambre est adéquate mais un peu petite. Pas de service de lavage de linge toutefois, et pas même dans la chambre. Ce sera donc pour demain.
Le templier arrive vers 18h et visite tout de suite ce château grandiose. Quant à moi, je suis trop fatigué pour marcher encore et j'ai donc décidé de manger avec ma Dame. Après, nous sommes allés rejoindre le templier pour la fin de la messe dans la cathédrale de Ponferrada ainsi que la bénédiction des pèlerins. C'était une belle cérémonie toute simple mais très chaleureuse où le célébrant en a profité pour discuter avec les pèlerins présents. J'ai bien aimé.
Ensuite, nous avons accompagné le templier pour son souper. Je ne suis pas resté longtemps car j'étais brûlé : à 21h30, j'étais dans mon lit... pour y rester jusqu'au lendemain matin. Nous avons perdu de vue Alain et Lynda. Nos horaires de marche ne sont pas les mêmes, sans compter qu'ils n'arrêtent pas aux mêmes gîtes que nous. Je ne sais pas quand nous les reverrons. À chacun son chemin!
unPèlerin
Villafranca del Bierzo - 22
Affiché le ven 23/09/2011 - 08:09
Villafranca del Bierzo - 22 septembre 2011
La dernière fois je n'étais pas arrêté à Villafranca del Bierzo et je l'avais un peu regretté. Cette ville est belle et elle a beaucoup d'histoire. Tout le long du chemin pour y parvenir, j'ai traversé des chants de vigne et j'ai assisté aux vendanges.
J'ai même subtilisé une grappe que j'ai mangée en savourant les qualités du raisin, sucré à souhait.
La route n'était pas très longue aujourd'hui, environ 25 kilomètres, mais il a encore fait très chaud en après-midi. Je crois qu'il ne faut pas faire plus de 25 kilomètres par jour, sinon, cela devient trop exténuant. Je suis donc arrivé vers 15h, un bon temps pour arriver.
Le gîte, Albergue La Piedra, est adéquat. Ma dame et le templier ont une petite chambre; j'ai décidé de coucher dans le dortoir qui compte environ une vingtaine de lits car la chambre peut difficilement accueillir trois personnes. Il y a des escaliers dans l'albergue afin d'atteindre mon dortoir situé au troisième étage de l'immeuble, mais on s'y fait. Avec le kilométrage accompli à date, les jambes sont plus fortes.
Pamela et son ami, Alex, sont arrivés un peu plus tard. Ils m'ont remercié d'avoir réservé deux lits pour eux, un geste grandement apprécié. Nous avons fait connaissance d'autres pèlerins canadiens provenant d'Ottawa et également d’un espagnol qui couchera au-dessus de moi. Il s'appelle David. Tous du bon monde! L'atmosphère de l'albergue est empreinte de fraternité et d'amitié comme toujours dans un tel endroit.
En soirée, nous avons effectué une petite visite de la ville et mangé sur la plaza mayor qui est très belle.
En conclusion, aucun pèlerin ne doit éluder Villafranca del Bierzo dans son camino.
unPèlerin
O Cebreiro - 23 septembre
Affiché le dim 25/09/2011 - 11:28
O Cebreiro - 23 septembre 2011
Petit changement au programme pour moi ce matin.
Je me suis levé avec une sinusite et je me sens fatigué. Je ne crois pas qu'il soit sage de marcher 28 kilomètres et forcer ainsi la note. Je prendrai donc le taxi avec ma Dame pour me rendre à O Cebreiro. Désolé pour les puristes du camino, mais c'est ainsi et le repos forcé est parfois de mise pour mieux finir le camino.
J'accompagne toutefois le templier pour son départ vers 7h30 avec un nouvel ami rencontré la veille : Antoine,vietnamien de trente ans bâti comme un athlète. Il est spécialiste en karaté, sans compter tous les autres sports qu'il pratique. Il travaille comme superviseur de la qualité chez Porche en Allemagne. Nous avons eu la chance de mieux le connaître la veille lorsque nous avons soupé avec lui. C'est un individu impressionnant par ses qualités personnelles. Ils marcheront donc ensemble aujourd'hui.
Ma dame et moi, nous les attendrons bien sagement à O Cebreiro. Également au départ de l'albergue, nous avons salué Pamela et Alex qui sont partis de leur côté. Je ne sais pas si nous les reverrons. Toutefois, nous avons convenu de nous revoir soit à Santiago ou à Barcelone puisqu'ils vivent tous les deux dans cette ville.
Rendus assez tôt à O Cebreiro, c'est la recherche d'une chambre pour dormir. Je suis encore surpris de constater que presque tout ce qui s'appelle chambre et pension est réservé. Une mine d'or pour les commerçants de la place qui feront une surenchère à brève échéance si le camino continue de se peupler de cette façon, surenchère sur le dos des pèlerins bien sûr!
Je finis par trouver une chambre avec deux lits pour 48 euros. Exhorbitant! On ne peut aller dans l'albergue puisque ma Dame ne marche pas le chemin et il n'y a rien d'autre. Je trouve également une chambre pour le templire avec un lit matrimonial pour 40 euros. Je ne sais pas si il n'ira pas finalement au refuge pour pèlerins s'il reste encore de la place. Le refuge compte 95 places et elles s'envoleront sûrement rapidement.
En début de soirée, nous assistons à la messe dans la merveilleuse église Santa Maria la Real qui date du XIe siècle. On peut y voir les reliques du miracle qui a transformé le vin en sang et le pain en chair. Nous sommes tous impressionnés et émus.
Puis, comme à l'habitude, le menu de peregrino avec une touche galicienne. On ne peut pas manquer cela non plus. La soirée s'achève déjà. Nous avons une pensée pour nos amis Alain et Lynda dont nous n'avons plus de nouvelles. On espère que tout va bien pour eux.
unPèlerin
Triacastela - 24 septembre
Affiché le lun 26/09/2011 - 20:23
Triacastela - 24 septembre 2011
La journée débute comme à l'habitude dans la noirceur. Il est 7h. On n’entend rien dans l'hôtel où nous sommes logés. O Cebreiro est dans la brume matinale encore. Nous sommes logés à l'albergue Berce do Camino. Une auberge qui ressemble à toutes les autres, incluant l'accueil chaleureux. Nous devons nous rendre à Triacastela aujourd'hui. C'est pratiquement le début de la fin puisqu'il ne reste que 120 kilomètres environ avant d'arriver à Santiago. Il fait toujours beau mais de plus en plus frais, surtout le matin. Dans une semaine, notre camino sera terminé. Déjà!
Triacastela est située dans une petite vallée entourée de belles montagnes. Ce petit village sympathique est sans grande prétention touristique. Le pèlerin y est roi. Le templier arrive assez tôt, soit vers 3h. Il a pris de magnifiques photos au Col de San Roque où une statue géante d'un pèlerin se dirige vers Santiago. Il a marché dans la brume matinale au son de la musique de Wagner, The Ring, et de son air célèbre, la Walkyrie. Il était au septième ciel, c'est le cas de le dire puisque la statue est située tout au sommet d'une montagne.
Ma Dame et moi avons profité de la quiétude du village de Triacastela en l’attendant. Notre routine est bien installée maintenant. Ma Dame semble apprécier davantage le voyage. Quant à moi, beaucoup de différences avec mon camino de 2009.
D'abord le nombre impressionnant de pèlerins, puis aussi le fait que je n'ai pas tout marché le chemin. Cela fait toute une différence. Si j'avais à remarcher à nouveau en Espagne, je pense que j'opterais pour le camino del norte. Moins de monde, mais aussi moins de gîtes et les étapes plus longues. J'en parlerai avec mon ami Dédé, un vieux pèlerin français de 74 ans que j'avais connu en 2009 et avec lequel j'ai continué d’entretenir une belle amitié. Dédé marche le Camino del norte cette année et je vais m'enquérir de ses impressions à son retour. Je pense qu'il avait pressenti la trop grande affluence de pèlerins sur le camino francès. C'est un grand sage!
unPèlerin
Sarria - 25 septembre
Affiché le lun 26/09/2011 - 20:39
Sarria - 25 septembre 2011
Sarria est la dernière étape avant le sprint final pour l'obtention de la fameuse compostela. En effet, entre Sarria et Portomarin, il y a la balise du 100 kilomètres nous indiquant ce qu'il reste à faire avant d'arriver à Santiago.
À partir de Sarria, il faut deux étampes dans le credential par étape pour obtenir la compostela. Le templier et moi avons fait le nécessaire pour les obtenir.
Je blaguais avec le templier en lui montrant la référence au verso de la couverture du livre sur le camino francès, où on indique que celui qui souhaite vivre une expérience personnelle fascinante et enrichissante, remplie de quiétude, devait faire le camino francès. Et bien mes amis qui me lisez, sachez que tout cela, c'est de la foutaise! Il y a tellement de monde que s'en est aberrant. Il n'y a aucun moyen d'être seul un bout de temps sur le chemin et de pouvoir s'y recueillir. Je l'ai baptisé le camino des dingos!!
En fait, il vaut mieux changer de route carrément. Ou ne venez pas! Vous serez déçus comme nous le sommes et comme bien d'autres le sont aussi, puisque nous avons fait notre petit sondage auprès d'autres pèlerins qui le confirment. Vous direz que je suis négatif et vous aurez raison! Il n'y a plus rien de drôle à marcher le camino francès et certainement, pas inspirant comme la dernière fois. Bon assez pour les plaintes!
Nous avons revu Alain et Lynda qui cheminent de leur côté avec d'autres pèlerins. Comme je l'ai déjà mentionné, nous n'avons pas les mêmes horaires ni gîtes. Ils semblent bien se plaire quant à eux. Nous avons su que Lynda a raccourci ses étapes de marche à cause de problèmes de santé et donc, elle a recours aux taxis.
unPèlerin
Portomarin - 26 septembre
Affiché le lun 26/09/2011 - 20:49
Portomarin - 26 septembre 2011
Départ de Sarria vers 8h. Il fait noir encore. Nous prenons un petit déjeuner copieux pour nous soutenir pour la marche.
Puis nous quittons Sarria pour Portomarin. La route est belle et le templier la qualifie de celtique faisant référence au magicien Merlin.
Nous avalons les kilomètres un par un et nous traversons des vallées dont les odeurs nous rappellent qu'on est en campagne chez les cultivateurs! Cela sent le fumier abondamment!
Puis la procession de pèlerins en direction de Santiago nous rappelle tristement qu'on est dans un marathon. Déprimant!! On est à la queue leu-leu! Le camino des dingos se poursuit.
Arrivé à Portomarin, ma Dame y est déjà et a décidé de rester à l'albergue Ferramenteiro qui logera près d'une centaine de pèlerins au moins si ce n'est pas plus. Nous sommes surpris de sa décision. On verra bien quelle sorte de nuit nous passerons.
Également, nous avons mangé vers 16h30, soit un dîner-souper car nous n'avions pas dîner. Donc, on règle le cas pour les deux et la digestion sera sûrement faite pour le coucher!
Un mot sur la température. Le matin, il fait frais mais rendu au dîner, le soleil montre toute sa force même si on est à la fin septembre. Il fait encore très chaud après le souper.
Ma Dame commente que c'est la société des nations ici... sans traduction. Elle trouve cela un peu plate. Quant au templier, il achète du chocolat à chaque destination. Cela lui donne des forces et lui remonte le moral. Il semble heureux car il y a des croix de templiers partout dans les églises qu'il visite.
Il reste encore trois étapes avant Santiago. On a hâte d'arriver!
unPèlerin
Palas de Rei - 27 septembre
Affiché le mar 27/09/2011 - 11:47
Palas de Rei - 27 septembre 2011
Bon! Bon! Je fais acte de repentance pour ce que j'ai écrit hier. J’y suis allé peut-être un peu fort en parlant du camino des dingos. Vrai qu'il faut être un peu fou pour marcher sur le camino avec tant de monde mais la phrase suivante que j'ai entendue par un pèlerin français est sans doute plus juste: « c'est dingue de voir tant de monde sur le camino. » Mea culpa, mea maxima culpa!
Alors, aujourd'hui, une marche de 25 kilomètres vers Palas de Rei. Encore une fois, beaucoup de monde sur le chemin, avec en plus, des autobus d'écoliers car le chemin appartient à tout le monde après tout!
25 km quand même très agréable, exécutés en près de 6h, une moyenne de 4 km à l'heure. Pas si mal!!
Fait nouveau : certains pèlerins - québécois ou autres - s'arrangent pour faire estamper leur credential une deuxième fois pour respecter la règle des deux étampes afin d'obtenir la compostella à Santiago, mais après avoir marché quelques kilomètres seulement de leur départ d'étape pour ensuite prendre un taxi pour leur prochaine destination. N'y a-t-il pas un manquement flagrant à la règle de TOUT avoir marché les 100 derniers kilomètres pour avoir la compostella?
Je m'interroge sérieusement sur le sérieux et le mérite de leur action. Je trouve que c'est un peu facile d'agir de cette façon et après, de se vanter avoir obtenu cette compostella alors que tant d'autres ont tout marché pour l'obtenir. Enfin, où est le mérite de cette façon de faire? Le fait d'être blessé autorise-t-il cette incartade à la règle pour certains? Je ne sais trop mais je m'interroge sur le mérite de la méthode utilisée pour avoir la fameuse compostella. Posez leur donc la question, juste pour voir ce qu'ils en pensent! Quant à moi, je vais poser la question une fois rendu à Santiago au bureau des pèlerins pour connaître la vraie réponse.
Ma Dame a eu une journée difficile aujourd'hui avec le gîte Albergue Buen Camino de Palas de Rei. Il n'est pas à son goût; le templier et moi le trouvons adéquat. Hier soir, nous avons couché avec presque 200 pèlerins dans la grosse albergue de Portomarin, et franchement, nous n'avons pas si mal dormi. La Dame aime maintenant les grands dortoirs! Pas croyable!
Durant la nuit, elle a été malade; c'est sans doute à cause de cela qu'elle a perdu patience à quelques occasions aujourd'hui. Chaque journée est différente… et pas facile! On verra bien pour la suite. Il ne reste qu'une étape avant Santiago puisque nous allons faire un 40 kilomètres pour la fin à partir d'Arzua et sauter ainsi l'étape de Lavacolla.
Je vais être mort!
unPèlerin
Arzua - 28 septembre
Affiché le mer 28/09/2011 - 13:23
Arzua - 28 septembre 2011
Pas de soleil aujourd'hui pour le camino. Il pleut lentement mais sûrement, la première fois depuis le début du voyage. La journée sera longue : on va voir si j'ai ce qu'il faut pour marcher sous la pluie.
Le templier et moi quittons donc comme à l'habitude, vers 8h. Rapidement, nous enfilons nos vêtements de pluie et il faut chaud. Je me rends compte que mon manteau de pluie n'est pas adéquat car il ne permet pas aucune respiration entre mon corps et l'extérieur. Je transpire abondamment.
Après quinze kilomètres, je m'arrête pour manger un peu et j'enlève mon manteau de pluie et je suis tout trempe. J'ai froid. La preuve est faite, ce n’est définitivement pas le bon manteau pour marcher sous la pluie.
Je décide de mettre fin à ce petit calvaire et de prendre le bus qui est justement devant moi à Melide. Je pense que c'est plus sage d'agir ainsi plutôt que de risquer être malade pour le reste du voyage.
Vingt minutes plus tard, je suis rendu à Arzua où je prends une douche bien chaude. Rien de mieux pour se replacer. J'ai coupé mon étape en deux mais j'ai quand même fait amende honorable dans les circonstances. Je me reprendrai demain avec la dernière grande étape en direction de Lavacolla pour une marche de 29,1 kilomètres.
Le templier quant à lui a changé d'idée et veut suivre la tradition du pèlerinage vers Santiago, c'est à dire faire un dernier arrêt à Lavacolla pour se nettoyer avant de rencontrer l'apôtre St-Jacques à Santiago. Je crois que c'est mieux de cette façon pour bien finir le pèlerinage... et pour moi aussi qui n'ai jamais marché 40 kilomètres dans une étape!
Nous avons revu Alain et Lynda qui poursuivent leur chemin vers Santiago. Ils ont leurs petits bobos comme tout le monde et, eux aussi, ils parviendront à destination.
En soirée, la pluie a cessé et tout le monde est heureux! Demain, il fera beau pour se rendre à Lavacolla, dernière grande étape avant Santiago.
unPèlerin
Lavacolla - 29 septembre
Affiché le ven 30/09/2011 - 11:11
Lavacolla - 29 septembre 2011
Dernière grande étape de marche! Il fera beau aujourd'hui, donc pas de problème pour faire les 29 kilomètres pour se rendre à Lavacolla. Nous décollons de l'albergue à Arzua encore une fois vers 8h. Nous nous sentons bien et marchons sans être pressés.
Je constate que le chemin est assez propre et il n'a pas trop de détritus contrairement à ce que nous avons pu voir jusqu'à maintenant ailleurs. On a mis des poubelles et elles sont pleines. C'était désolant de voir comment les pèlerins ne sont pas très propres. Peut-être que les associations locales devraient se donner le mot d'ordre et faire en sorte que le chemin soit propre sur tout le camino.
Nous rencontrons Alain et Lynda qui marchent vers O Pedrouzo.
Quant à nous, notre étape se terminera à Lavacolla et demain, nous serons frais et dispos pour nous rendre tôt en avant-midi, donc en mesure d'aller à la messe des pèlerins prévue pour midi.
Je reconnais tous les endroits que j'ai marchés pour me rendre à Lavacolla lors de mon dernier voyage. Et je me souviens aussi très bien avec qui j'étais et ce que j'y ai fait ainsi que les difficultés rencontrées. Cette fois-ci, je constate que c'est moins long que la dernière fois. C'est normal. J'aurai moins de difficulté pour ce voyage.
Finalement, nous arrivons vers 15h15, un très bon temps, soit un peu plus de 7h pour faire 29.1 kilomètres. Nous sommes à l'hôtel San Paio qui est bien et sans grande prétention à un prix acceptable soit 61 euros pour trois personnes. À Lavacolla, il n'y a pas grand chose à faire sinon se reposer pour demain. C'est ce que nous ferons.